Un psychanalyste accueille et entend l’impossible à supporter
13/9/2022

Comment un psychanalyste accueille l'impossible à supporter

L'impossible à supporter : ce qui nous amène en psychanalyse... Selon l'expression de Jacques Lacan, ce que l'on vient dire en psychanalyse relève toujours de "l'impossible à supporter". Une dette financière qui empêche de dormir. Une rupture qui obsède jour et nuit. Un secret de famille qui pèse depuis l'enfance. Une culpabilité qui ronge. Une angoisse sans nom qui paralyse. Ces situations ont un point commun : on ne peut plus les porter seul, et pourtant on ne sait pas comment s'en défaire. C'est précisément là qu'intervient le psychanalyste.

Table des matières

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Qu'est-ce qu'un psychanalyste fait face à l'insupportable ?

Un psychanalyste est d'abord celui qui accueille et entend l'impossible à supporter.

Contrairement à ce que l'on pourrait attendre, il n'intervient pas pour :

  • Consoler son patient à bon compte
  • Le conditionner à "aller mieux" rapidement
  • Résoudre ses dilemmes par des solutions toutes faites
  • Minimiser sa souffrance ("ce n'est pas si grave")

Au contraire, il invite le patient à déployer le discours de l'insupportable.

Il l'encourage à exprimer les replis de son angoisse, l'ampleur de sa peine, en respectant son temps et ses sentiments, afin que ceux-ci se transforment de l'intérieur, dans le mouvement même de la parole.

L'histoire d'Estelle et Stéphane : quand l'insupportable devient insomnie

Pour illustrer ce mécanisme, voici une anecdote tirée de l'univers de Francis Blanche, cet humoriste qui avait créé avec Pierre Dac "le parti d'en rire" :

Stéphane est tourmenté. Il doit 20 000 euros à son ami Marc et ne sait comment sortir de cette situation. Cela le ronge au point de l'empêcher de dormir depuis plusieurs semaines.

Sa femme Estelle voit son mari se débattre dans son angoisse. En épouse bien intentionnée, elle veut éliminer le mal. Elle a la sagesse de ne pas recourir aux somnifères et invite son mari à parler.

Mais elle ne supporte pas sa plainte, son inertie, ses ruminations nocturnes.

Le soir venu, Stéphane recommence à ruminer. Estelle non plus ne peut plus dormir. Elle décide alors d'agir. Elle sort sur le balcon et appelle en direction de l'immeuble voisin :

"Marc ! Marc ! C'est à propos de notre dette !"

Marc sort sur son balcon : "Estelle, que veux-tu ?"

Elle lui crie : "Tu sais, les 20 000 euros que Stéphane te doit ? Eh bien, il ne les a pas !"

Estelle retourne se coucher et dit à son mari : "Tu vois, maintenant c'est lui qui ne peut plus dormir !"

Que révèle cette histoire sur notre rapport à l'insupportable ?

La dette comme métaphore psychologique

Dans cette histoire, la dette financière de Stéphane symbolise un fardeau psychologique plus profond.

En psychanalyse, une telle dette peut représenter :

  • Des obligations non résolues
  • Des regrets persistants
  • Des sentiments de culpabilité
  • Une dette symbolique envers un parent, un ancêtre

L'insomnie de Stéphane reflète son incapacité à faire face à ces "dettes" internes.

L'humour comme mécanisme de défense

L'acte d'Estelle, bien que comique, met en lumière l'utilisation de l'humour comme mécanisme de défense sophistiqué.

Face à l'angoisse de son mari qu'elle ne peut plus supporter, Estelle :

  1. Projette le problème sur un tiers (Marc)
  2. Évite d'accompagner son mari dans son cheminement intérieur
  3. Court-circuite le processus d'élaboration psychique

Elle impose sa solution plutôt que d'accompagner la transformation de l'angoisse.

Ce que ferait un psychanalyste

Dans un cadre psychanalytique, le psychanalyste aurait invité Stéphane à explorer :

"Pourquoi une dette me jette-t-elle chaque fois dans de pareilles affres ?"

Cette question simple ouvre un espace de réflexion :

  • Qu'est-ce que cette dette représente vraiment ?
  • À qui dois-je symboliquement quelque chose ?
  • De quelle culpabilité ancienne cette situation est-elle le reflet ?

Progressivement, la plainte peut alors devenir interrogation.

L'entrée en analyse : du "je ne peux plus supporter" au "je veux comprendre"

L'entrée en psychanalyse marque ce passage de la plainte au désir de savoir.

Un tel désir de savoir ce qu'il en est de soi, de ses répétitions, de ses angoisses, permet une transformation profonde.

Le psychanalyste ne supprime pas l'insupportable. Il crée les conditions pour que le patient puisse :

  • Le nommer avec ses propres mots
  • L'explorer sans être submergé
  • Le déplier pour en comprendre les ramifications
  • Le transformer par le travail de la parole

Les différentes formes de l'impossible à supporter

L'insupportable prend des formes très variées selon les personnes et leur histoire. Reconnaître ces manifestations permet souvent de franchir le pas vers une consultation.

L'insupportable relationnel : "Je n'en peux plus de cette relation"

Certaines relations deviennent toxiques au point de nous épuiser.

Dans le couple, on peut se retrouver paralysé par une jalousie obsessionnelle qui détruit tout, ou miné par des reproches constants qui sapent l'estime de soi. Parfois, c'est une dépendance affective étouffante qui prive de tout espace vital, ou au contraire un silence qui fait plus mal que les mots les plus durs.

Avec les parents, l'insupportable prend souvent la forme d'une mère intrusive qui ne reconnaît pas votre existence propre, ou d'un père absent qui laisse un vide impossible à combler. Les injonctions contradictoires peuvent rendre fou : "Sois autonome mais obéis-moi", "Je veux ton bonheur mais fais ce que je te dis".

La relation avec les enfants adultes peut également basculer dans l'insupportable : une rupture de lien incompréhensible, un reproche permanent qui inverse les rôles, ou la découverte terrifiante qu'on reproduit le schéma familial que l'on croyait avoir évité.

Ces situations relationnelles deviennent insupportables quand on se sent piégé dans une répétition dont on ne comprend pas les mécanismes.

L'insupportable transgénérationnel : "Je porte un poids qui n'est pas le mien"

Parfois, l'insupportable vient de plus loin que notre propre histoire.

Il s'agit d'un héritage invisible transmis de génération en génération. Des secrets de famille créent des zones d'ombre inexplicables dans nos vies. Des loyautés invisibles nous obligent à répéter certains destins sans même le savoir. Des deuils non faits pèsent sur les descendants comme une chape de plomb. Des traumatismes de guerre, d'exil, de perte se transmettent sans mots, dans le silence des non-dits familiaux.

Une patiente souffrait d'angoisse massive chaque fois qu'elle devait prendre le train, sans comprendre pourquoi. En analyse, elle a découvert que sa grand-mère avait été déportée, un fait jamais évoqué dans la famille. Son angoisse portait la mémoire traumatique non élaborée, transmise à travers les générations.

Ce type d'insupportable se manifeste souvent par des symptômes sans cause apparente : des phobies inexplicables, des dates anniversaires qui déclenchent mystérieusement des états dépressifs, des interdits inconscients qui limitent notre vie sans qu'on sache pourquoi.

L'insupportable identitaire : "Je ne sais plus qui je suis"

Certains moments de vie font basculer notre identité et créent une perte de repères insupportable.

Devenir parent peut signifier perdre une part de soi qu'on croyait essentielle. La ménopause s'accompagne parfois du sentiment douloureux de "ne plus être femme". La retraite arrache le rôle professionnel qui structurait toute une existence. Le divorce effondre l'image du couple sur laquelle on avait bâti sa vie.

Au-delà de ces transitions, certains traumatismes atteignent l'identité en son cœur. Une trahison ébranle la confiance en soi et aux autres de manière profonde. Un licenciement peut être vécu comme un rejet de sa valeur propre, bien au-delà de la simple perte d'emploi. Une infidélité détruit l'image qu'on avait de son couple et de soi-même. Un échec professionnel remet en question tout ce qu'on croyait savoir de ses capacités.

La blessure morale, cette forme particulière de traumatisme sur laquelle j'ai récemment soutenu ma thèse de DU, atteint le sens même de notre existence. Elle survient quand nos valeurs fondamentales sont bafouées ou quand nous sommes forcés d'agir contre notre éthique personnelle. Ce type de traumatisme ne touche pas seulement ce qu'on fait ou ce qu'on vit, mais qui on est au plus profond.

L'insupportable du corps : quand le soma crie ce que la psyché ne peut dire

Le corps devient parfois le lieu d'expression de l'insupportable psychique.

Des douleurs chroniques persistent sans qu'aucune cause organique ne soit identifiée malgré tous les examens. Les troubles du sommeil s'installent durablement : insomnies rebelles, cauchemars récurrents qui épuisent. Les somatisations se multiplient sous forme de migraines tenaces, de troubles digestifs inexplicables, de tensions musculaires permanentes. Certains symptômes psychosomatiques comme l'eczéma, l'asthme ou certaines maladies auto-immunes peuvent également porter la trace d'un conflit psychique non résolu.

Ces manifestations corporelles sont souvent le dernier recours quand la parole n'a pas pu se frayer un chemin. Le corps dit ce que les mots ne peuvent formuler, il crie ce que le psychisme ne peut élaborer. En psychanalyse, on ne cherche pas à faire taire ces symptômes par des techniques de relaxation ou de gestion du stress, mais à entendre ce qu'ils tentent de dire, à leur donner un sens dans l'histoire du sujet.

Comment reconnaître que l'on porte de l'insupportable ?

Certains signes ne trompent pas.

Les ruminations obsessionnelles en sont le marqueur le plus évident : les mêmes pensées reviennent en boucle, particulièrement la nuit quand les défenses psychiques s'abaissent. On rejoue mentalement des scènes encore et encore, incapable de "lâcher prise" malgré tous les efforts de volonté.

L'évitement systématique de certains sujets signale également la présence d'insupportable. Des zones entières de votre vie deviennent interdites d'accès, vous changez de conversation dès qu'on s'approche de certains thèmes, une angoisse immédiate surgit face à certaines situations que vous ne pouvez même pas nommer clairement.

La répétition des mêmes schémas révèle un conflit inconscient à l'œuvre. Vous choisissez toujours le même type de partenaire qui finit par vous faire souffrir de la même manière. Vous reproduisez avec vos enfants exactement ce que vous avez détesté chez vos parents. Vous sabotez systématiquement vos réussites au moment où elles deviennent réelles.

Le corps parle souvent quand les mots manquent : tensions permanentes, douleurs chroniques inexpliquées médicalement, épuisement constant qui ne cède pas au repos, troubles du sommeil qui résistent à tous les traitements.

Enfin, une culpabilité diffuse sans objet précis peut indiquer un insupportable transgénérationnel. Ce sentiment d'être "mauvais" de manière essentielle, cette impossibilité de se pardonner quoi que ce soit, même des choses minimes, révèle souvent une dette symbolique héritée. Ces manifestations sont autant de signaux que quelque chose demande à être entendu, élaboré, transformé par la parole.

Bah oui, en psychanalyse la boîte de mouchoirs sert aussi à sécher les pleurs... de rires !

L'humour, loin d'être absent de la psychanalyse, y trouve sa juste place.

Comme l'a écrit Francis Blanche : "Face au monde qui bouge, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement."

Le rire peut surgir en séance :

  • Quand un patient prend conscience d'un mécanisme répétitif absurde
  • Quand l'angoisse se desserre après avoir été mise en mots
  • Quand on découvre la dimension comique de certaines de nos défenses

Mais ce rire n'est jamais une fuite. C'est un soulagement qui vient après le travail d'élaboration, non à sa place.

Ce que vous pouvez attendre d'un accompagnement psychanalytique à Versailles

Au Cabinet Psy Coach Versailles, près du Chesnay, je propose un accompagnement qui respecte cette éthique de l'écoute de l'insupportable.

Mon approche spécifique

Avec près de 20 ans de pratique et une formation approfondie en psychanalyse, thérapie systémique et EMDR, j'accompagne particulièrement :

  • Les traumatismes relationnels qui semblent impossibles à dépasser
  • Les transmissions intergénérationnelles (secrets de famille, loyautés invisibles)
  • Les conflits mère-fille adulte qui épuisent et font souffrir
  • Les blessures morales qui atteignent l'identité et le sens

Un espace pour déployer l'insupportable

Je vous offre un espace où votre parole est accueillie sans jugement ni minimisation.

Contrairement à certaines approches thérapeutiques qui cherchent à "positiver" ou à relativiser rapidement, l'écoute psychanalytique respecte l'ampleur de ce que vous vivez. Votre rythme est respecté : pas de solution imposée, pas de protocole standard qui vous forcerait à aller plus vite que votre psychisme ne le peut.

Vos mécanismes de défense, loin d'être démantelés brutalement, sont compris dans leur fonction protectrice. Si vous utilisez l'humour pour tenir à distance votre angoisse, si vous intellectualisez pour ne pas ressentir, si vous fuyez certains sujets, c'est qu'à un moment de votre histoire, ces défenses ont été nécessaires à votre survie psychique. Le travail consiste à les assouplir progressivement, pas à vous en priver d'un coup.

Enfin, et c'est peut-être le plus important, votre transformation vient de l'intérieur par le travail de la parole. Ce n'est pas moi qui vais vous dire quoi faire ou comment penser. C'est vous qui, en parlant, en explorant, en associant librement, allez trouver votre propre chemin. Le psychanalyste accompagne ce mouvement, il ne le dirige pas.

Le déroulement d'un accompagnement psychanalytique

Les premières séances : poser le cadre de l'insupportable

Les premiers entretiens permettent de :

  • Mettre des mots sur ce qui vous amène
  • Identifier les zones d'ombre ou de répétition
  • Établir un cadre sécurisant (fréquence, durée, modalités)
  • Commencer à déplier les fils de votre histoire

Il n'y a pas de durée prédéfinie. Certains patients viennent pour un accompagnement ponctuel de quelques mois, d'autres s'engagent dans un travail analytique plus long.

Le travail psychanalytique : de la plainte à l'élaboration

Au fil des séances, un mouvement se produit. D'abord, la plainte trouve un espace d'accueil : ce qui était inaudible, honteux ou indicible peut enfin se dire sans crainte de jugement. Puis les répétitions deviennent visibles. On commence à remarquer : "Tiens, je choisis toujours des hommes indisponibles..." ou "À chaque fois que je réussis, je sabote...".

Ces observations font émerger des questions nouvelles : "Pourquoi est-ce que je réagis ainsi ?" ou "Qu'est-ce que cette situation répète de mon histoire ?". Progressivement, des liens se tissent entre passé et présent, entre différentes relations qui semblaient sans rapport, entre des symptômes apparemment isolés.

C'est alors qu'une transformation s'opère, non pas par l'imposition d'une solution venue de l'extérieur, mais par un déplacement de la position subjective. On ne vit plus les choses de la même place, on ne répond plus automatiquement selon les mêmes schémas.

Des exemples concrets de transformation

Cas n°1 : Sophie, 42 ans - "Je ne supporte plus ma mère"

Sophie consulte en état d'épuisement. Sa mère, 68 ans, l'appelle plusieurs fois par jour, lui fait des reproches constants, la culpabilise. Sophie ne peut ni partir en vacances, ni prendre de décisions sans que sa mère s'effondre ou l'accuse.

Le travail : En analyse, Sophie découvre qu'elle occupe depuis l'enfance la place de "celle qui doit réparer sa mère". Elle prend conscience que sa propre fille commence à reproduire ce schéma avec elle.

La transformation : Sophie apprend progressivement à poser des limites sans culpabilité. Elle comprend que "sauver sa mère" était une mission impossible qui l'empêchait de vivre. Elle peut enfin exister en dehors du regard maternel.

Cas n°2 : Marc, 55 ans - "J'ai tout réussi mais je me sens vide"

Marc a une brillante carrière, une famille aimante, mais souffre d'un sentiment de vide et d'absurdité. Il consulte après des crises d'angoisse inexplicables.

Le travail : L'analyse révèle un conflit de loyauté invisible. Marc a "réussi" là où son père a échoué. Cette réussite le coupe de ses racines et génère une culpabilité inconsciente. Il découvre aussi qu'il a construit une vie "pour faire plaisir" sans jamais se demander ce qu'il désirait vraiment.

La transformation : Marc peut enfin honorer son père autrement qu'en échouant. Il se réoriente progressivement vers des activités qui ont du sens pour lui, même si elles sont moins prestigieuses socialement.

Cas n°3 : Juliette, 35 ans - "Mon corps me fait souffrir sans raison médicale"

Juliette souffre de douleurs abdominales chroniques. Tous les examens médicaux sont normaux. Les médecins parlent de "troubles fonctionnels" et lui conseillent un suivi psy.

Le travail : En psychanalyse, Juliette réalise que ses douleurs ont commencé après un avortement qu'elle a vécu dans la solitude et le silence. Elle n'en a jamais parlé, même à son compagnon. Son corps porte la culpabilité et le deuil non fait.

La transformation : Pouvoir mettre des mots sur cet événement, élaborer la culpabilité, faire le deuil, permet une diminution progressive des douleurs. Le corps n'a plus besoin de crier ce que la parole peut désormais dire.

Les questions fréquentes sur l'accompagnement de l'insupportable

"Combien de temps dure une psychanalyse ?"

Il n'y a pas de durée standard.

Certains accompagnements durent quelques mois, d'autres plusieurs années. C'est vous qui déterminez quand le travail est suffisamment avancé. La psychanalyse n'est pas un traitement avec un début et une fin programmés, c'est un processus qui suit votre rythme.

"Est-ce que parler de l'insupportable ne va pas me faire aller plus mal ?"

C'est une crainte légitime.

En réalité, c'est l'inverse qui se produit : c'est le fait de ne pas pouvoir parler qui maintient la souffrance. Mettre des mots, même si c'est douloureux sur le moment, permet une élaboration qui soulage durablement. Le cadre analytique est là pour que cette parole puisse se déployer en sécurité.

"Je ne sais pas par où commencer, tout est embrouillé..."

C'est normal.

Vous n'avez pas besoin d'arriver avec un discours organisé ou de "tout comprendre" avant de venir. Justement, le travail analytique consiste à démêler progressivement les fils. Vous commencez là où vous êtes, avec ce qui vient.

"J'ai peur de découvrir des choses terribles sur moi ou ma famille..."

La psychanalyse n'est pas une enquête policière.

Il ne s'agit pas de chercher des "révélations choc" mais de comprendre les mécanismes qui vous maintiennent dans la souffrance. Certaines prises de conscience peuvent être déstabilisantes, mais elles s'accompagnent toujours d'un soulagement : enfin, ça a du sens.

"Pourquoi ne pas simplement me donner des conseils pratiques ?"

Parce que si c'était si simple, vous l'auriez déjà fait.

Les conseils du type "mettez des limites", "lâchez prise", "pensez positif" ne marchent pas quand on porte de l'insupportable. Ce qui vous empêche d'agir n'est pas un manque d'information, c'est un conflit inconscient qu'il faut d'abord élaborer.

"Est-ce que je vais devenir dépendant de l'analyse ?"

Non.

Le but du travail analytique est au contraire de vous rendre votre autonomie psychique. Vous devenez progressivement capable de penser par vous-même, de comprendre vos mécanismes, de faire vos propres choix. La fin d'analyse marque justement le moment où vous n'avez plus besoin de l'analyste.

Que ce soit par la psychanalyse, l'EMDR pour les traumatismes, ou la thérapie systémique stratégique pour les problématiques familiales, l'objectif reste le même : vous permettre de transformer l'impossible à supporter en une interrogation vivante sur vous-même.

"Les thérapies comme l'EMDR ou les TCC peuvent-elles traiter l'insupportable ?"

Oui, selon la nature de vos difficultés.

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et l'EMDR sont particulièrement efficaces pour traiter des troubles psychiques spécifiques : phobies, stress post-traumatique, troubles du comportement, états anxieux aigus. Ces approches, validées par les neurosciences et la psychopathologie cognitive, agissent sur les mécanismes cérébraux et permettent une guérison rapide de symptômes ciblés. Elles peuvent être utilisées en complément de la psychanalyse pour un travail global : l'EMDR désensibilise le trauma émotionnel et corporel, tandis que la psychanalyse élabore le sens et transforme la position subjective. Pour les souffrances transgénérationnelles, relationnelles ou identitaires, la psychanalyse reste la voie privilégiée.

Que ce soit par la psychanalyse, l'EMDR pour les traumatismes, ou la thérapie systémique stratégique pour les problématiques familiales, l'objectif reste le même : vous permettre de transformer l'impossible à supporter en une interrogation vivante sur vous-même.

Pour aller plus loin

Vous reconnaissez-vous dans ces situations ?

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📞 06 77 60 80 30
📍 1 boulevard des Jeux olympiques sud, 78000 Versailles
🕐 Consultations de 8h30 à 21h sur rendez-vous

Sources et inspirations :

Article rédigé par Frédérique Korzine, psychanalyste et thérapeute systémicienne à Versailles, spécialisée dans l'accompagnement des traumatismes relationnels et des transmissions intergénérationnelles.

Par Frédérique Korzine,
psychanalyste à Versailles
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Psychanalyse, hypnose, coaching, supervision et thérapies brèves.

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