Différences entre anxiété, peur, angoisse, panique et phobie ?
31/12/2023

Psychologie des émotions : différences entre anxiété, peur, angoisse, panique, phobie ?

Quelles sont les différences entre anxiété, peur, angoisse, panique et phobie et comment conduire ces émotions ?

Pourquoi traversons-nous toujours les mêmes tourments, les mêmes difficultés ? Pourquoi sommes-nous si souvent stressés ? Pourquoi sommes-nous victimes de ces anxiétés et de ces angoisses qui nous rongent ? La vie est faite d'émotions et pourtant, jamais personne ne nous a expliqué comment les comprendre et encore moins comment les traverser. Je vous propose que nous nous y attardions un peu maintenant...

Dans le spectre complexe des réactions émotionnelles humaines, l'anxiété, la peur, l'angoisse, la panique et les phobies occupent une place significative. Bien qu'étroitement liés, ces termes désignent des expériences distinctes avec leurs propres caractéristiques et implications. Un psychologue peut vous aider à naviguer à travers ces émotions complexes.

Comprendre ces différences est essentiel pour identifier et traiter efficacement les troubles émotionnels et anxieux.

Qu'est-ce que l'anxiété ?

L'anxiété ou l'appréhension est une peur diffuse, un mécanisme d'évitement qui contient à la fois de la peur et une grande part de stress. C'est un état désagréable apparemment sans cause précise mais dont il n'est pas trop difficile de trouver l'origine avec l'aide d'un psychologue. Le stress de l'anxiété possède des caractéristiques bien particulières : noeud à l'estomac, tension physique, gestes nerveux, tics, affolement intérieur, etc. Plus l'anxiété grandit, plus elle envahit l'esprit, rend nerveux et gêne la concentration ou fait trembler.

Quelle est la fonction de l'anxiété ?

A quoi sert l'anxiété ?

L'anxiété agit comme un mécanisme d'alerte précoce, nous incitant à anticiper et à nous préparer pour des défis futurs. Elle nous aide à évaluer les risques et à planifier des réponses adaptatives.

Quel est le message de l'anxiété ?

L'anxiété signale une peur imprécise. On craint quelque chose et en même temps on cherche à l'éviter. C'est un espace de conflit entre cette chose que je refuse de voir clairement et ma peur de la voir.

Le message clé de l'anxiété est de nous rendre attentifs aux incertitudes de la vie et de stimuler notre préparation et notre vigilance face à des situations potentiellement menaçantes. Un psychologue peut aider à interpréter et à gérer ces signaux.

Comment sortir de l'anxiété ?

Ce qu'il convient de faire avec l'anxiété, c'est de chercher précisément et en détail ce qui se cache derrière cette émotion. Nous pouvons nous poser des questions telles que "dans cette situation, de quoi ai-je peur exactement ? Dans tout cela, quelle est la chose qui me fait vraiment peur ? Qu'est-ce qui me serait le plus pénible dans cette affaire ? Qu'est-ce que je voudrais ne pas voir ? Quel est l'élément précis que je redoute le plus ? En général, découvrir l'élément perturbateur apporte un soulagement et une détente immédiate. surtout avec l'accompagnement d'un psychologue.

Qu'est-ce que la peur ?

Les termes pour qualifier la peur sont nombreux et en mesurent le degré de gravité. C'est ainsi qu'on parle entre autres de crainte, d'appréhension, de trac, d'effroi, de frayeur, d'épouvante ou de terreur.

La peur est déclenchée par la perception d'un danger éventuel à venir. Elle n'est donc pas objective. C'est une projection mentale dans lefutur. On commence par imaginer ce qui pourrait se produire et ensuite on tremble à l'idée de ne pas savoir quoi faire si jamais cet événement se produisait. "Si jamais telle chose se produisait, je ne saurais pas comment affronter ou faire face à cet événement !" Mais la plupart des choses qui nous font trembler ne sont que des scénarios virtuels qui tournent dans nos têtes et qui ne se réalisent pour ainsi dire jamais.

Quelle est la fonction de la peur ?

La peur est un système de défense primordial. Elle déclenche une réaction rapide et intense face à un danger immédiat, mobilisant notre corps pour l'action ou l'évitement.

Cependant, par certains aspects, la peur est utile car si elle n'évite pas le danger, elle a au moins le mérite de nous le signaler. Dans ce cas, la peur nous dit peut-être que nous ne sommes pas assez préparé, que nous devrions nous informer ou nous organiser davantage. C'est notre pédale de frein pour ralentir avant d'aborder un virage dangereux. Le courage consiste à dominer sa peur et à s'en servir utilement au lieu de la refuser ou de la nier. Il n'y a que les inconscients qui n'ont jamais peur.

Quel est le message de la peur ?

Selon les situations, la peur porte l'un ou l'autre de ces messages :

Soit elle indique une incapacité ou une inaptitude. par exemple "si j'ai peur des autres ou si j'ai peur d'être rejeté, c'est parce qu'au fond de moi je pense que je nesuis pas digne d'être aimé". Ou si une mère dit à son fils : "Sois prudent en conduisant et appelle moi dès que tu seras arrivé", cela signifie en réalité : "si jamais il t'arrivait quelque chose, je serais absolument incapable de le supporter".

Soit elle prévient qu'il y a un danger possible et indique ce qu'il faudrait faire pour éviter ce danger "je vois des gendarmes sur le bord de la route et je ralentis immédiatement...".

La peur nous dit aussi de reconnaître et de réagir rapidement à des menaces réelles, protégeant ainsi notre intégrité physique et psychologique.

Comment sortir de la peur ?

La peur est une émotion d'anticipation qui nous pousse à éviter des choses qui paraissent dangereuses, inquiétantes ou démesurées. Mais ces craintes ne sont pas toujours fondées. Il est donc indispensable de savoir différencier les peurs rationnelles des peurs irrationnelles :

  • Les peurs rationnelles signalent un danger réel et objectif. On doit absolument tenir compte d'elles. Elles sont utiles et ne nous empêchent pas d'avancer. Elles nous évitent des ennuis ou des accidents ultérieurs. "La peur de tomber me fait marcher précautionneusement sur le sol verglacé".
  • Les peurs irrationnelles sont celles qui, au-delà de toute logique, nous empêchent d'avancer ou nous paralysent. "Peur de parler en public, peur d'aborder un inconnu, peur d'être enlevé par un extra-terrestre, etc."

Pour sortir de la peur, il faut s'interroger de la manière suivante : "Concernant cette peur, qu'est-ce qui pourrait m'arriver de pire ? Quelle est la chose la plus horrible qui pourrait se produire dans cette situation précise ? Qu'est-ce qu'on me ferait si jamais je... ?". En répondant par écrit à chacune de ces questions on se demandera aussitôt :"cela peut-il objectivement se réaliser ?

Les réponses qui s'en suivront permettront alors de voir s'il s'agit d'une peur rationnelle à laquelle on peut réagir ou d'une peur irrationnelle qu'il est possible de désensibiliser, de neutraliser ou de désactiver.

Le morceau que nous allons aborder maintenant n'est pas le moindre et nous amène le plus souvent à consulter un psychanalyste, un psychiatre, ou encore un psychologue.

L'angoisse..... l'angoisse...

Qu'est-ce que l'angoisse ?

Cette satané angoisse n'est vraiment pas une bonne copine ! Elle se pointe souvent à des moments les plus inopportuns et bien sûr sans s'annoncer au préalable, sinon ce n'est pas drôle !

L'angoisse est une émotion bien plus profonde et bien plus pénible que l'anxiété. Elle est à l'origine des crises d'angoisse ou des attaques de panique. C'est une émotion extrêmement désagréable qui, sans raison apparente, envahit plus ou moins durablement l'espace psychologique de quelqu'un. Elle se manifeste sans que l'on sache pourquoi parce qu'elle prend la place d'une émotion qu'on refoule. Elle est le champ de bataille entre deux forces intérieures qui s'opposent en nous. D'un côté il y a un sujet ou un sentiment important qui tente d'émerger et de l'autre il y a notre refus de regarder en face cette émotion qui essaie de se signaler.

Quelle est la fonction de l'angoisse ?

L'angoisse agit souvent comme un signal pour nous indiquer des conflits ou des problèmes internes plus profonds. Elle nous invite à une introspection et à l'examen des aspects de notre vie qui sont en déséquilibre ou en souffrance.

A quoi sert l'angoisse ?

L'angoisse est un signal destiné à nous avertir que nous nous battons contre nous-même. Nous empêchons ou refoulons l'expression d'une partie de ce que nous sommes. C'est la guerre entre un désir et son refus de l'envisager.

L'angoisse est un symptôme, au même titre que l'insomnie, certains maux de tête, de dos ou d'autres réactions psychosomatiques.

L’angoisse prend la place de l’émotion qu’on refuse de laisser sortir. Malgré ce que l’on en pense, elle ne surgit pas sans raison. À chaque fois qu’elle se manifeste, c’est parce qu’il y a une image mentale, une pensée, une parole ou n’importe quoi d’autre, qui a évoqué ou qui a rappelé le sujet tabou que l’on refuse d’aborder. À chaque fois qu’un évènement, qu’une personne qu’une situation, nous rappelle ce que nous ne voulons pas voir, l’angoisse réapparaît.

Aussi longtemps qu’on refusera ou qu’on repoussera, ce à quoi l’on ne veut pas se confronter, l’angoisse viendra occuper cet espace qu’on ne veut pas voir. Notre inconscient ne tolère pas que ses messages ne soient pas pris au sérieux ; alors si ce signal d’angoisse ne donne pas de résultats, il en enverra d’autres pour nous obliger à regarder ce que nous ne voulons pas voir.

Quels sont les symptômes de l’angoisse ?

Les symptômes de l’angoisse se situe en général au niveau de la poitrine et font parfois croire à un problème cardiaque.

Les grands moments d’angoisse s’accompagnent de l’un ou l’autre de ses symptômes : poitrine oppressée, estomac noué, nausées, transpiration abondante, palpitations, étourdissement, Impression d’évanouissement, etc. La respiration est alors toujours très haute. Ce sont les épaules qui se soulèvent et non plus le ventre qui se gonfle. Plus on se crispe, plus la respiration remonte, et plus elle est haute, courte, saccadé, et plus en se crispe. C’est un cercle vicieux, qu’il faut absolument rompre le plus vite possible. Dans les grands moments d’angoisse, la personne ne respire plus qu’en faisant monter et descendre ses épaules sur un rythme extrêmement rapide et saccadé.

Quel est le message de l’angoisse ?

C’est un signal d’alarme, qui me dit qu’une émotion est refoulé depuis trop longtemps et qu’elle voudrait que je m’occupe d’elle. Les symptômes de l’angoisse sont le seul moyen qui reste à cette émotion pour tenter de traverser notre refus de l’entendre.

L'angoisse nous encourage à explorer et à résoudre des problèmes psychologiques sous-jacents, favorisant ainsi une croissance et une compréhension personnelles plus profondes.

Comment sortir de l'angoisse ?

Quand on traverse une crise d’angoisse, il ne faut pas se mettre à en chercher l’origine ou la cause. Ce n’est absolument pas le moment de faire de l’introspection. Cela ne ferait qu’embrouiller encore un peu plus une situation déjà suffisamment confuse. On ne s’essuie pas les mains avec une serviette mouillée.

Pour sortir d’une crise d’angoisse ou pour éviter qu’elle ne s’aggrave, il faut se rappeler que notre psychisme utilise l’angoisse uniquement pour nous interpeller. C’est comme un signal d’alarme ou la sonnerie d’un téléphone. Ce n’est rien de plus.

Les stratégies de l’angoisse

Pour mieux se défendre et faire face à l’angoisse, il est plus qu’intéressant de connaître ses stratégies pernicieuses ainsi que les moyens à employer pour arriver à lui échapper.

L’angoisse m’empêche de réfléchir

Elle hurle tellement fort et me fait tellement peur que je ne peux penser à rien d’autre. Je ne vois que mon angoisse.

Penser à autre chose :

pour sortir de cette situation quasi hypnotique, il faut se rappeler que l’angoisse n’est qu’une illusion, et qu’il n’y a rien à gagner à l’écouter, et à lui faire confiance…

L’angoisse m’enferme dans le temps

Quand on est dans l’angoisse, on ne voit pas le bout du tunnel. On se sent prisonnier d’une souffrance qui semble ne jamais devoir cesser et dont on imagine pas la fin. Le même film d’angoisse ou d’horreur se déroule et se répète à l’infini.

Cela s’arrêtera forcément :

Lorsque l’angoisse me prend à la gorge, je dois donc me forcer à penser que ce n’est pas la première fois que je suis angoissé. Cela s’est déjà produit et s’est arrêté. L’angoisse fonctionne toujours de la même manière que n’importe quelle émotion ou action. Il y a toujours un début, une certaine durée et une fin. Il en sera de même cette fois-ci pour cette angoisse qui me submerge.

L’angoisse réduit mon temps de pensée

La stratégie de l’angoisse est de me faire croire qu’il n’y a qu’elle au monde, qu'elle est l’unique vérité, qui est vain et inutile de chercher à penser à autre chose qu’à mon malheur, ma souffrance ou ma culpabilité de ne pas pouvoir m’en sortir.

Ne pas aller dans son sens :

C’est exactement l’inverse qu’il faut se forcer à faire. Je dois impérativement sortir de ce piège et penser à autre chose, je dois me dire que l’angoisse n’est pas éternelle, et que je ne suis pas obligé de croire ce qu’elle me dit. C’est un pari difficile à faire mais qui marchera si je m’y tiens suffisamment longtemps.

Elle me fait croire que c’est MON angoisse

L’astuce utilisée par l’angoisse, c’est de me faire penser que si je cherche à me débarrasser de cette souffrance, c’est la preuve qu'elle existe vraiment. Je ne peux pas vouloir me débarrasser de quelque chose qui n'existerait pas ! Elle m'empêche de penser à autre chose en me poussant à croire qu’il faut continuer à réfléchir et à chercher une solution à cette angoisse.

Ça s'en va et ça revient...

La meilleure chose à faire avec l'angoisse, c'est de se pencher sur ce qu'on tente de repousser. Mais encore une fois, cela ne peut pas se faire lorsqu'on est angoissé. Alors parfois, il est juste sage d'accepter que seul on n'y arrive pas et on peut se faire aider par un professionnel de la santé mentale, psychiatre, psychanalyste ou psychologue... qui nous aidera, à mettre le doigt sur ce qui nous échappe, à retrouver ce qui est caché.

Attention, cependant : chasser l’angoisse avec des médicaments procure un certain répit. Mais cet apaisement ne durera qu’un certain temps. Il faudra rapidement reprendre une nouvelle pilule. Ensuite, plus le corps s’habituera à la molécule chimique, plus il faudra augmenter les doses avec au bout le risque de ne plus rien avoir d’efficace.

Il est évident que si nous ne nous attachons pas vraiment à résoudre notre problème ou que nous repoussons sans fin le moment de faire quelque chose, les angoisses réapparaitront.

Qu'est-ce que la panique ?

Les crises de panique ou les crises d’angoisses sont des manifestations particulièrement violentes de l’angoisse. Ces moments terribles apparaissent, n’importe où, n’importe quand et apparemment sans raison précise. Pourtant, même s’il est très banal, il y a toujours un élément déclencheur de la crise. Ce peut être un mot, une odeur, une conversation, un souvenir ou n’importe quoi d’autre. Par exemple le simple fait d’avoir peur de paniquer peut suffire à déclencher une panique.

Quel est le message de la panique ?

La crise de panique n’est pas un problème en soi. C’est uniquement l’indication qu’il y a un problème très refoulé dont on refuse de s’occuper. C’est un signal d’alarme de notre organisme, qui nous dit qu’il ne supporte plus la pression que nous lui imposons en refusant de voir quelque chose d’important. Si nous ne tenons pas compte de ces avertissements,  le signal d’alarme, sera de plus en plus fort avec des crises de plus en plus éprouvante et de plus en plus fréquentes.

On peut banaliser les problèmes, tolérer des choses inacceptables ou négliger des aspects importants de notre vie mais un jour ou l’autre notre organisme physique et mental ne pourra plus supporter ce qui déséquilibre notre vie ou ce qui la met en péril. Pour nous avertir du danger que représente notre inaction, il envoie des signaux de plus en plus fort au fur et à mesure que nous nous entêtons à ne pas écouter ces messages d’alerte. C’est ainsi qu’on passe de l’anxiété à l’angoisse, puis de l’angoisse aux crises de panique avant que les phobies ne viennent couronner le tout.

Comment fonctionne une crise de panique ?

Malgré ce qu’en pense celui qui en est victime, les crises de panique n’arrivent pas au hasard. L’enchaînement est le suivant :  un élément quelconque de l’environnement fait apparaître une émotion ; cette émotion génère une forte poussée d’adrénaline qui déclenche à son tour les phénomènes physiques qui nous submergent. Les symptômes sont multiples et variés : palpitations, accélération du rythme cardiaque, oppression, difficultés à respirer, bouffées de chaleur, sueurs froides, vertiges, nausées, diarrhée, bourdonnement, éblouissements, tremblements, etc. La crise peut être courte et ne durer que quelques minutes. Cependant il arrive qu’elle dure une heure.  la moyenne se situe autour de 15 minutes. Pourtant, à l’intérieur d’une crise de panique, on est entraîné dans un tourbillon sans fin qui donne l’impression qu’on frôle la mort et que ce calvaire ne s’arrêtera jamais.

Comment sortir de la panique ?

Dès qu’on se sent venir une crise de panique on peut stopper net les premiers symptômes en se forçant à respirer calmement par le ventre et en détendant volontairement les différentes parties de son corps. Lorsque la crise est enrayée ou quand elle est terminée, on a intérêt à partir à la recherche de l’élément précis qui en est à l’origine car c’est l’indice d’une peur préexistante encore insoupçonnée.

Pour retrouver cet élément déclencheur, on peut se demander : à quoi est-ce que je pensais juste avant cette crise de panique ? Était-ce un mot, une idée, une pensée, une image, ou n’importe quoi d’autre ?

Cette recherche est le début du chemin qui va me mener vers l’émotion que je ne vois pas et qui pourtant frappe si durement à la porte. Cette introspection est une attitude positive qui dit à mon mental que je suis à son écoute et que je tiens compte de son avertissement. Après avoir découvert l’élément déclencheur je peux me demander : à quoi c’est indice fait-il penser ? À quoi ou à qui cet élément déclencheur est-il rattaché ? Avec quel déséquilibre est-il en lien ? Etc.

Lorsque enfin, le problème finit par s’imposer, il reste à l’examiner sérieusement pour le comprendre et le résoudre. Si les choses sont trop compliquées, ou si c’est un problème complexe du type poupée russe (un problème qui en cache un autre qui en cache un autre qui en cache un autre, etc.), l’aide d’une personne compétente sera souvent indispensable et très bénéfique.

Et les phobies dans tout ça ?

Qu'est-ce qu'une phobie et comment s'en débarrasser ?

Certaines phobies apparaissent lorsqu’une inquiétude a été refoulée trop longtemps. Après avoir tenté d’attirer notre attention avec de l’anxiété, puis avec de l’angoisse ou des crises de panique, cette préoccupation cherche maintenant à nous interpeler avec les phobies.

Le mécanisme des phobies est le suivant : quand nous ne supportons plus les rappels qui déclenchent nos paniques, nous allons éviter les endroits où ceux-ci se produisent. Petit à petit, et au fil des expériences, un réflexe se met en place et nous pousse à contourner les endroits qui activent nos crises. Le plus souvent, ce sont des lieux clos (ascenseur, transport, en commun, avion, etc.), des endroits trop vastes, trop élevés, trop sombres ou trop peuplés. Les déclencheurs de crise de panique et donc de phobie peuvent être aussi les animaux (araignée, souris, serpent…),  des types de personnes (des chauves, les nains, les borgnes ou ceux qui portent un chapeau…) ou n’importe quoi d’autre.

La phobie est un réflexe de protection qui détourne notre attention d’un véritable conflit intérieur pour la focaliser sur un danger imaginaire extérieur à éviter.

Quel est le message de la phobie ?

La phobie nous invite à traverser notre peurs pour nous interroger sur la difficulté qui se trouve derrière cette peur et qui demande à être réglée.

Comment sortir de la phobie, comment se débarrasser d’une phobie ?

Pour ne plus subir les phobies et les crises de panique, la seule solution consiste à s’arrêter de fuir pour s’interroger sur ce qui ne va pas dans notre vie. En opérant cette recherche, il ne s’agit pas de nous attarder sur l’inconfort de la situation ou de céder à la panique, mais de traverser la kyrielle de faux danger, de problèmes ou de peurs imaginaires que nous avons inventées pour éviter de regarder en face les vrais problèmes.

Dès qu’il se met à écouter le cri intérieur qu’il ne cherche plus à étouffer et après avoir traversé ses mirages et ses peurs imaginaires, le phobique trouve généralement facilement la réponse à ce qu’il ne voulait pas confronter.

En renouant le contact et en établissant un dialogue constructif avec le véritable problème qui est à l’origine de ses angoisses, les phobies n’ont plus de raison d’être et se dissolvent rapidement.

Voilà qui clôture ce petit tour de nos peurs en général.

J'espère vous avoir un peu éclairé(e). Quoi qu'il en soit, si vous vous retrouvez dans l'un de ces schémas, que cela se répète, s'amplifie, se renforce et que vous avez l'impression que ça n'en finira jamais, si vous avez la sensation d'avoir déjà tout tenté pour vous en sortir seul(e) et n'y arrivez toujours pas, il vous restera toujours l'écoute attentive de votre psy préférée.

A bientôt.

Dans le domaine complexe de la psychologie, où l'acceptation et la compréhension des différences sont essentielles, le Cabinet Psy Coach Versailles à Versailles, près du Chesnay, se distingue par son approche holistique et bienveillante, garantissant un accompagnement personnalisé et respectueux. Spécialisés dans la thérapie individuelle, de couple et familiale, et forts de près de 20 ans d'expérience, nous sommes dédiés à répondre aux besoins psychologiques divers et variés. Que ce soit pour surmonter des défis émotionnels, gérer le stress ou pour améliorer les relations interpersonnelles, notre cabinet est dédié à offrir un espace sûr pour explorer et guérir. Nos techniques, adaptées et personnalisées, visent à fournir une aide efficace et empathique à ceux qui luttent contre les aspects psychologiques des conflits, des transitions de vie, ouvrant la voie vers un bien-être durable et une meilleure qualité de vie.

Référence bibliographique : "Les émotions, tout simplement", Jacques Regard, Ed. Eyrolles.


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