
16 millions de Français souffrent d'acouphènes. Les conseils rationnels contre le syndrome de l'imposteur "Ayez confiance en vous !" ne suffisent pas, car ce mécanisme est ancré dans l'inconscient. L'hypnose thérapeutique agit là où la volonté échoue : elle reprogramme les croyances profondes, apaise l'anxiété de performance et libère du besoin constant de prouver sa valeur. À Versailles, une approche intégrative hypnose + psychanalyse permet de comprendre les racines du syndrome et de transformer durablement le rapport à soi.
Hypnose à Versailles, prendre rendez-vous.
Sophie est arrivée dans mon cabinet avec un sourire un peu crispé. Diplômée d'une grande école, directrice marketing dans une entreprise du CAC 40, elle avait "tout pour réussir", comme on dit. Et pourtant, assise en face de moi, elle a lâché cette phrase que j'entends si souvent :
« Je sais que je devrais me sentir fière, mais je me sens juste... en fraude. »
Chaque promotion, chaque félicitation, chaque succès renforçait paradoxalement son angoisse. Elle dormait mal. Elle surpréparait chaque réunion au point de l'épuisement. Elle scrutait les visages de ses collègues, guettant le moment où ils "comprendraient" qu'elle n'était pas à la hauteur. « Je vais finir par me faire démasquer », me disait-elle.
Sophie souffrait du syndrome de l'imposteur. Et comme des millions de personnes, elle avait déjà tout essayé : lire des livres de développement personnel, se répéter des affirmations positives, essayer de "prendre confiance en elle". Rien n'y faisait. Parce que le problème ne se situait pas là où elle cherchait.
Il était logé beaucoup plus profondément. Dans son cerveau émotionnel. Dans son inconscient.
Et c'est précisément là que l'hypnose intervient.
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Mais voilà le hic : le syndrome de l'imposteur ne vit pas dans la partie rationnelle de votre cerveau.
Il ne se niche pas là où vous pesez le pour et le contre, là où vous analysez les faits objectifs. Il habite une zone bien plus ancienne, bien plus puissante : votre cerveau émotionnel, votre système limbique, cet endroit où se forgent les croyances profondes, les peurs archaïques, les schémas inconscients.
C'est pour ça que vous pouvez savoir intellectuellement que vous êtes compétent... et ressentir viscéralement que vous êtes une fraude. Les deux coexistent, sans se parler. Votre cortex préfrontal (la raison) dit "Tout va bien, tu es capable", mais votre amygdale (l'alarme émotionnelle) hurle "Danger ! Tu vas être démasqué !".
Et devinez qui gagne ? L'émotion. Toujours.
Alors vous vous retrouvez coincé dans cette boucle étrange : vous comprenez intellectuellement que vos peurs sont irrationnelles, mais vous les vivez quand même. Vous vous en voulez de douter, ce qui... augmente le doute. Cercle vicieux.
C'est là que l'hypnose change la donne. Parce qu'elle ne s'adresse pas à votre raison. Elle parle directement à cette partie de vous qui tient les commandes — votre inconscient.
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Peut-être étiez-vous "l'enfant brillant" sur qui reposaient tous les espoirs, avec cette pression invisible : « Ne nous déçois pas. » Peut-être au contraire étiez-vous celui ou celle qu'on ne remarquait pas, et vous avez appris à vous effacer, à ne jamais prendre trop de place.
Peut-être avez-vous intériorisé des messages contradictoires : « Sois humble » mais aussi « Réussis ». « Ne te vante pas » mais aussi « Fais-nous honneur ». Alors vous avez appris à réussir... tout en ayant honte de réussir. À être performant... tout en vous excusant d'exister.
Ces injonctions se sont gravées dans votre psychisme comme des sillons profonds. Elles sont devenues des croyances inconscientes :
Et ces croyances, vous ne les avez pas choisies. Vous les avez héritées.
Elles se transmettent, parfois de génération en génération. Votre grand-mère qui n'a jamais osé s'affirmer. Votre père qui se tuait à la tâche pour "mériter" sa place. Votre mère qui s'excusait d'exister.
Le syndrome de l'imposteur, c'est souvent une loyauté invisible : rester petit pour ne pas trahir ceux qui n'ont pas eu votre chance. Ne pas briller pour ne pas blesser. Se saboter pour rester fidèle à une lignée de discrétion, d'humilité... ou de honte.
Et tout cela, bien sûr, se joue hors de votre conscience. Vous ne décidez pas de vous sentir illégitime. Ça vous tombe dessus. Comme une évidence toxique.
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Non. C'est un outil neurologique précis, validé par les neurosciences, qui permet d'accéder aux zones du cerveau où se logent vos automatismes, vos peurs, vos schémas de pensée.
Quand vous êtes en état hypnotique — cet état de conscience modifié, à mi-chemin entre la veille et le sommeil — votre cerveau change littéralement de fréquence. Les ondes alpha et thêta prennent le relais. Votre esprit critique s'apaise. Votre attention se focalise vers l'intérieur. Et surtout : votre cerveau devient plus malléable, plus réceptif au changement.
C'est comme si vous ouvriez une porte dérobée vers votre disque dur émotionnel. Vous pouvez alors :
En état hypnotique, on remonte à la source. On retrouve ce moment où vous avez intégré l'idée que « vous n'étiez pas assez ». Peut-être une remarque d'un enseignant. Un silence de votre père. Une comparaison avec un frère ou une sœur. Ces souvenirs ont laissé des traces neuronales. L'hypnose permet de les revisiter sans la charge émotionnelle qui les accompagnait.
Le syndrome de l'imposteur déclenche une hyperactivité de l'amygdale — votre alarme cérébrale. Résultat : vous êtes en alerte permanente, guettant le danger (« Quand vont-ils comprendre que je suis nul ? »). L'hypnose calme cette hypervigilance. Elle envoie au cerveau le message : « Tu es en sécurité. Tu peux relâcher. »
Voici la différence cruciale entre se répéter « J'ai confiance en moi » devant un miroir (niveau cortex) et recevoir cette suggestion en état hypnotique (niveau limbique) : dans le premier cas, vous savez que c'est vrai, mais vous ne le ressentez pas. Dans le second cas, votre cerveau émotionnel l'intègre comme une vérité profonde.
En séance, je ne vous dis pas « Ayez confiance ». Je guide votre inconscient vers une reconnexion avec vos ressources intérieures. Je vous aide à ressentir que vous avez toujours été légitime, que vos réussites ne sont pas des accidents, que vous méritez votre place.
Mais voici comment se déroule généralement une prise en charge en hypnose pour le syndrome de l'imposteur.
Cette première séance est aussi celle où l'on teste votre réceptivité à l'hypnose. Rassurez-vous : tout le monde est hypnotisable, à des degrés divers. Certains plongent rapidement en transe profonde, d'autres restent dans un état plus léger. Les deux fonctionnent parfaitement.
Je vous guide vers un état de relaxation profonde, par la voix, par des suggestions de détente corporelle, par des visualisations apaisantes. Progressivement, votre mental se calme, votre attention se tourne vers l'intérieur. Vous restez conscient, présent, mais dans un état de réceptivité accrue.
Parfois, on remonte à des scènes fondatrices. Ce moment où vous avez "compris" que vous n'étiez pas assez. Pas pour revivre la souffrance, mais pour la regarder avec les yeux de l'adulte que vous êtes devenu. Pour désamorcer la charge émotionnelle. Pour dire à cet enfant : « Tu n'avais rien à prouver. Tu étais déjà assez. »
En état hypnotique, on reformule ces voix intérieures toxiques. Par exemple :
Ces suggestions ne sont jamais imposées. Elles sont proposées, accueillies, intégrées à votre rythme.
On installe des états ressources — moments où vous vous êtes senti compétent, légitime, serein. On les réactive sous hypnose pour que votre cerveau les enregistre comme des repères fiables. Progressivement, vous réapprenez à ressentir votre propre valeur.
On travaille sur des situations concrètes : prendre la parole en réunion, accepter un compliment, oser postuler à un poste, dire « non » sans culpabiliser.
Je vous enseigne aussi l'auto-hypnose : un outil que vous emportez avec vous. Dès que le doute pointe, vous savez comment retrouver cet état de calme, de clarté, de confiance intérieure.
Concrètement ? Votre cerveau apprend à moins ruminer, à mieux réguler ses émotions et à ancrer de nouvelles perceptions de vous-même.
Pour le syndrome de l'imposteur spécifiquement, plusieurs études convergent :
À Versailles, mon approche ne se limite pas à l'hypnose. J'y associe une dimension psychanalytique, parce que comprendre le sens de son symptôme permet de s'en libérer plus durablement.
Le syndrome de l'imposteur n'est jamais "juste" un manque de confiance. Il raconte quelque chose. Il parle de loyautés invisibles, d'injonctions familiales contradictoires, de places interdites, de culpabilités transgénérationnelles.
En psychanalyse, on explore ces fils invisibles :
L'hypnose apaise le symptôme rapidement. La psychanalyse en démêle les racines. Ensemble, elles offrent une prise en charge complète : vous retrouvez la sérénité immédiate tout en comprenant pourquoi vous vous êtes senti imposteur — et comment ne plus l'être.
Elle reprogramme les croyances inconscientes ("Je ne mérite pas ma place") en accédant directement au cerveau émotionnel. 70 à 80% des personnes constatent une diminution significative de l'anxiété de performance après 5 à 8 séances. Les résultats sont durables parce que le changement s'opère au bon endroit : dans votre inconscient, là où le syndrome s'est installé.
Mais le syndrome de l'imposteur vit dans le système limbique (les émotions). Vous pouvez vous répéter "J'ai confiance en moi" pendant des heures devant un miroir, votre cerveau émotionnel n'y croira pas. Sous hypnose, votre esprit critique s'apaise, et les suggestions thérapeutiques atteignent directement la zone qui tient les commandes. C'est la différence entre savoir que vous êtes légitime et le ressentir viscéralement.
D'autres ont besoin de 5 à 8 séances pour dénouer les croyances les plus ancrées, surtout si le syndrome date de l'enfance. Cela dépend de votre histoire, de l'intensité du syndrome et de votre réceptivité à l'hypnose. Mais contrairement à certaines thérapies, l'hypnose est une approche brève : on ne passe pas des années à en parler, on agit directement.
L'hypnose ne transforme pas les personnes exigeantes en personnes arrogantes. Elle ne supprime pas votre capacité d'autocritique saine ni votre désir de progresser. Elle retire juste la peur paralysante et l'auto-sabotage toxique. Vous restez vous-même — juste libéré du besoin constant de prouver votre valeur. Vous gardez votre excellence, vous perdez l'angoisse.
Le syndrome de l'imposteur touche justement beaucoup de profils analytiques, perfectionnistes, rationnels. Et paradoxalement, ces personnes répondent souvent très bien à l'hypnose ! Être sceptique n'empêche pas d'être réceptif. Vous n'avez pas besoin d'y "croire" pour que ça fonctionne — l'hypnose agit sur des mécanismes neurologiques mesurables, pas sur la foi. Votre cerveau sait ce qu'il fait, même si votre esprit doute.
Mais pour un travail en profondeur, notamment quand le syndrome cache des loyautés familiales ou des traumatismes anciens, l'association hypnose + psychanalyse (ou psychothérapie) est plus puissante. L'hypnose apaise rapidement le symptôme, la psychanalyse en démêle le sens. À Versailles, je propose cette approche intégrative : on agit vite ET on comprend pourquoi vous vous êtes senti imposteur.
Une fois en état modifié de conscience, on travaille sur vos croyances limitantes : "Je ne mérite pas ma réussite" devient "Mes compétences m'ont mené ici". Parfois, on remonte à des scènes fondatrices (régression en âge) pour désactiver leur charge émotionnelle. On installe aussi des "ancrages ressources" — des états de confiance que vous pouvez réactiver seul. Vous restez conscient tout du long, vous pouvez parler, réagir. C'est un travail collaboratif.
L'hypnose ne vous pousse pas à faire des choses contre votre gré, mais elle retire les freins inconscients qui vous paralysaient. Après quelques séances, les patients rapportent souvent : "J'ai enfin osé demander cette augmentation", "J'ai accepté le compliment sans me justifier", "J'ai postulé sans attendre d'être 'parfait'". Le syndrome perd de son emprise. Vous agissez à partir de ce qui est juste pour vous, et non à partir de la peur d'être démasqué.
Mais cette voix ment. Elle ne dit pas la vérité sur vous. Elle répète juste un vieux disque rayé, une croyance héritée, une peur apprise.
Vous n'êtes pas un imposteur. Vous n'avez jamais été un imposteur.
Vos réussites ne sont pas des accidents. Vos compétences ne sont pas des illusions. Votre légitimité ne dépend pas du regard des autres. Elle existe, intrinsèquement, simplement parce que vous êtes là, vivant, essayant, avançant.
L'hypnose ne va pas effacer vos doutes du jour au lendemain. Mais elle va vous offrir quelque chose de précieux : la possibilité de ne plus être dominé par eux. La capacité de les voir arriver, de les reconnaître pour ce qu'ils sont — de vieilles peurs —, et de continuer quand même.
À Versailles, je reçois régulièrement des personnes brillantes, talentueuses, accomplies, qui se sentent pourtant en fraude permanente. Comme Sophie. Comme peut-être vous.
Et je les vois, au fil des séances, se redresser. Respirer mieux. Oser davantage. Se réconcilier avec leurs succès. Accepter enfin leur propre valeur.
Ce chemin, vous pouvez le prendre. Vous n'avez pas à porter ce poids seul. Vous n'avez pas à vous excuser d'exister, de briller, de réussir.
Vous méritez votre place. Pleinement. Entièrement. Sans condition.
Et l'hypnose peut vous aider à le ressentir enfin — pas juste à le savoir, mais à le vivre.
Par Frédérique Korzine, psychanalyste à Versailles
Pour un soutien personnel ou professionnel, je vous propose un suivi adapté à vos besoins favorisant bien-être et épanouissement, à Versailles.
Psychanalyse, hypnose, coaching, supervision et thérapies brèves.
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