Explorer son plein potentiel, ce n'est pas prétendre n'avoir aucune limite. C'est apprendre à distinguer les limites réelles de celles que l'on s'est construites, souvent très tôt, pour se protéger d'un monde qui semblait trop grand ou trop exigeant.
Cette rubrique est pour ceux qui pressentent qu'il y a davantage en eux que ce qu'ils montrent — et qui veulent comprendre ce qui les retient.
Il touche des personnes brillantes, compétentes, souvent admirées — qui vivent pourtant dans la conviction secrète que leur valeur est une illusion. Ce n'est pas de la modestie : c'est une croyance profondément ancrée dans l'inconscient, qui sabote en silence chaque réussite avant même qu'elle ne soit pleinement savourée. La raison ne suffit pas à la déloger — elle demande un travail plus profond, sur les racines de l'estime de soi et sur l'histoire qui a fabriqué ce doute.
D'autres freins sont plus discrets. Le trouble de la personnalité évitante, par exemple, piège dans une contradiction douloureuse : un désir intense de connexion aux autres, bloqué par une peur tout aussi intense du rejet et du jugement. La personne se prive elle-même de ce qu'elle désire le plus — non par indifférence, mais par protection. Comprendre ce mécanisme, c'est déjà entrouvrir la porte.
L'image que l'on a de soi-même conditionne profondément ce que l'on ose entreprendre, les relations que l'on croit mériter, les opportunités que l'on saisit ou laisse passer.
Des approches inattendues, comme la photographie thérapeutique, montrent comment un regard extérieur bienveillant peut révéler une lumière que l'on ne percevait plus sur soi-même — parce que les blessures du passé et les injonctions sociales l'avaient recouverte.
Le corps sait souvent avant la tête. Les crises d'angoisse, les comportements d'évitement, le sentiment chronique d'être une victime des circonstances — tout cela est du potentiel bloqué, de l'énergie psychique qui ne peut pas circuler librement parce qu'elle est mobilisée à contenir quelque chose de douloureux. Libérer ce qui est figé, c'est libérer aussi ce qui était en attente derrière.
Survivre à une relation d'emprise, sortir du piège de la position victimaire, traverser une période d'effondrement — tout cela demande déjà énormément. Mais ce n'est pas une finalité. C'est un point de départ.
Explorer son plein potentiel, c'est accepter que la guérison ne soit pas seulement l'absence de souffrance — c'est la présence d'une vie qui a du sens, dans laquelle on se reconnaît, dans laquelle on avance avec ses forces plutôt qu'en dépit de ses fragilités.
Les articles de cette rubrique accompagnent ce mouvement — avec rigueur, sans promesses excessives, et avec la conviction que chaque personne porte en elle davantage que ce que ses peurs lui laissent voir. Si vous souhaitez explorer ce chemin avec un accompagnement, le cabinet vous accueille à Versailles.