
Faire de la santé mentale une Grande cause nationale est utile, mais ne suffit pas. Les slogans, les campagnes et les séances forfaitisées ne remplacent ni des soins accessibles, ni des institutions qui tiennent, ni une vraie politique du lien. La question n’est plus de savoir s’il faut en parler. La question est : que change-t-on réellement ?
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Lorsque j’ai reçu cette patiente à mon cabinet à Versailles, elle ne venait pas “pour une dépression”. Elle venait parce qu’elle ne dormait plus, pleurait dans sa voiture entre deux rendez-vous, s’irritait contre ses enfants pour des détails, culpabilisait de tout, et répétait la même phrase : « Je ne comprends pas, pourtant je tiens. »
Elle tenait, justement. Comme tant d’autres. Elle tenait jusqu’à l’épuisement. Elle tenait jusqu’au moment où tenir devenait la maladie elle-même.
C’est aussi cela, aujourd’hui, la santé mentale : non pas seulement les cas graves que l’on imagine à distance, mais toutes ces existences qui se fissurent à bas bruit, longtemps avant d’entrer dans une case administrative, un dispositif, ou une campagne de prévention.
“La santé mentale est l’affaire de tous.”
La formule est juste. Le problème, c’est qu’elle devient vite confortable. Car lorsque tout le monde est concerné, il devient facile de parler beaucoup et d’agir trop peu.
La santé mentale est un thème consensuel, moderne, transversal, politiquement valorisant. Le gouvernement a d’ailleurs prolongé en 2026 la Grande cause nationale lancée en 2025, avec le mot d’ordre « Parlons santé mentale ! » et l’objectif affiché d’en faire une réalité concrète du quotidien.
Sur le papier, difficile d’être contre.
Et pourtant, c’est précisément là qu’il faut commencer à penser. Car une cause unanimement applaudie peut aussi devenir une cause molle : une cause qu’on affiche, qu’on célèbre, qu’on commente, sans se confronter assez brutalement à ce qu’elle exige.
On aime beaucoup la santé mentale comme bannière. On l’aime déjà moins quand elle oblige à revoir en profondeur les moyens, les institutions, les délais, les priorités.
Autrement dit : le slogan rassemble, mais il ne règle rien à lui seul.
En France, les troubles psychiques affectent environ 13 millions de personnes par an, soit 1 personne sur 5. Si l’on additionne maladies psychiatriques et traitements chroniques par psychotropes, la santé mentale représente 23,3 milliards d’euros, soit près de 14 % des dépenses de santé de l’Assurance Maladie, ce qui en fait le premier poste de dépenses devant les cancers et les maladies cardiovasculaires.
Chez les jeunes, les indicateurs sont particulièrement préoccupants. Santé publique France indiquait qu’en 2022, parmi les jeunes de 17 ans, 9,5 % présentaient des symptômes anxio-dépressifs sévères, contre 4,5 % en 2017, et 18 % avaient eu des pensées suicidaires dans l’année, contre 11 % en 2017.
Plus récemment, la Fédération hospitalière de France alertait encore en avril 2026 sur une dégradation marquée, avec 42 % des 18-24 ans présentant un score évocateur d’un trouble anxieux généralisé, et plus d’un Français sur deux montrant actuellement des signes d’anxiété légère à sévère.
Une personne sur cinq concernée. Dix-huit pour cent des 17 ans ayant eu des pensées suicidaires dans l’année. Quarante-deux pour cent des 18-24 ans avec un score évocateur d’anxiété généralisée. À ce stade, on ne parle plus d’un sujet périphérique. On parle d’un paysage psychique abîmé.
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On peut multiplier les invitations à « libérer la parole ». On peut faire circuler le vocabulaire du bien-être psychique dans tous les espaces publics. On peut enfin emballer le tout dans huit ou douze séances prises en charge, comme si la souffrance psychique contemporaine allait gentiment entrer dans le forfait. Le problème, c’est que le psychisme ne se laisse pas administrer comme une case budgétaire. Le dispositif Mon soutien psy permet bien un accès remboursé à des consultations avec des psychologues conventionnés, sans passage obligatoire par un médecin depuis 2025, mais cela reste un cadre défini, limité, et ciblé sur certaines situations.
Soyons clairs : une entrée dans le soin vaut mieux que rien. Un premier appui vaut mieux que l’abandon pur et simple. Mais une amorce n’est pas une politique à la hauteur d’une transformation profonde du malaise psychique contemporain.
Le slogan dit : “Parlons.” Le réel répond : “Très bien. Mais avec qui, quand, combien de temps, et dans quel cadre ?”
C’est là que beaucoup de discours publics se dérobent.
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Le gouvernement insiste sur la déstigmatisation, la prévention et la mobilisation collective. La Haute Autorité de santé a d’ailleurs adopté un programme 2025-2030 pour améliorer le parcours des personnes en santé mentale et psychiatrie.
Très bien. Mais le patient, lui, ne vit pas dans un programme. Il vit dans un territoire, dans des délais, dans une famille, dans un corps, dans une histoire, dans une économie, dans une institution scolaire ou professionnelle. Et c’est là que ça coince.
Parler de santé mentale sans parler de précarité, d’isolement, d’humiliations scolaires, d’épuisement professionnel, de violences familiales ou de solitude étudiante, c’est souvent ne traiter qu’une moitié du problème. Car la souffrance psychique ne pousse pas dans le vide. Elle s’inscrit dans des conditions de vie.
Il a permis de faire reculer un peu la honte, d’ouvrir des espaces, de rendre dicible ce qui restait enfoui. Mais on commence aussi à voir sa limite : parler ne suffit pas si la parole tombe dans des structures saturées, des dispositifs trop courts, des circuits trop lents, ou des environnements qui continuent à broyer.
C’est tout le malentendu contemporain. Nous confondons souvent quatre choses :
Ce n’est pas la même chose.
Une société peut encourager ses membres à verbaliser leur mal-être tout en organisant, dans les faits, une vaste circulation de paroles sans point de chute.
Et c’est peut-être cela, le point le plus gênant de cette grande cause nationale : elle produit de la visibilité, mais pas toujours de la contenance.
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Les bulletins de Santé publique France continuent de signaler des niveaux élevés de recours aux urgences pour idées suicidaires, troubles de l’humeur et troubles anxieux, notamment chez les jeunes, à des niveaux supérieurs aux années antérieures.
Dans le même temps, les campagnes publiques multiplient les messages de repérage précoce, de vigilance, d’encouragement à consulter. C’est utile, évidemment. Mais cela ne remplace ni des lieux stables, ni des adultes disponibles, ni des institutions capables de soutenir dans la durée.
Un adolescent ou un jeune adulte ne se répare pas avec un slogan. Il a besoin de temps, de régularité, de fiabilité, de cadres qui tiennent. Il a besoin qu’on ne traite pas sa souffrance comme un simple signal à orienter, mais comme une expérience à accueillir.
Il permet à certains patients d’accéder à un psychologue remboursé par la Sécurité sociale, avec jusqu’à 12 séances psychologue remboursées à 50 euros la séance, et l’Assurance maladie indique qu’au début de l’année 2026 plus de 7 280 psychologues partenaires étaient engagés dans le dispositif.
Mais lorsqu’on cherche “Mon soutien psy avis”, on découvre vite que de nombreux psychologues restent très critiques. Plusieurs professionnels estiment que le cadre est trop étroit, que le nombre de séances psy remboursées reste limité, que la rémunération est trop basse, et que le dispositif tend à standardiser des situations cliniques qui demanderaient parfois plus de temps, plus de souplesse et une vraie continuité de soin. Le Syndicat national des psychologues relaie d’ailleurs une contestation nette du dispositif et de ses effets sur la profession ainsi que sur la qualité des prises en charge.
Autrement dit, Mon soutien psy peut constituer une première porte d’entrée vers un psychologue remboursé, ce qui n’est pas négligeable. Mais il ne peut pas être présenté comme une réponse suffisante à la crise actuelle de la santé mentale.
Huit ou douze séances remboursées peuvent représenter un début. Elles ne peuvent pas tenir lieu de politique du soin psychique.
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Quand la fatigue devient chronique, quand l’angoisse se banalise, quand la solitude gagne, quand les jeunes décrochent, quand les parents craquent, quand les soignants s’épuisent, la réponse ne peut pas être seulement : “prenez soin de votre santé mentale”. Cette formule est juste, mais elle devient obscène lorsqu’elle fait porter à chacun la responsabilité de survivre psychiquement à un environnement de plus en plus coûteux.
La santé mentale n’est pas seulement un sujet clinique. C’est aussi un révélateur de l’état du lien social.
Il faudrait une politique moins décorative et plus cohérente.
Il faudrait des moyens, bien sûr, mais pas seulement. Il faudrait aussi une pensée moins courte. Une pensée qui accepte que la santé mentale concerne à la fois les soins, l’école, le travail, le logement, les violences, les institutions, les usages numériques, la jeunesse, la pauvreté, la solitude, et la manière même dont une société traite la vulnérabilité.
Il faudrait cesser de confondre :
En somme, il faudrait sortir du réflexe communicationnel.
La santé mentale ne manque plus de slogans. Elle manque encore de temps, de lieux, de continuité et de courage politique.
Faire de la santé mentale une Grande cause nationale n’est pas inutile. Ce serait même absurde de mépriser ce que cette reconnaissance symbolique permet déjà : elle brise un peu du déni, rappelle que la souffrance psychique n’est pas marginale, et ouvre un espace public plus respirable.
Mais enfin, il faut bien le dire : une grande cause n’est grande que si elle modifie réellement la vie de ceux qu’elle prétend servir.
Sinon, elle reste une belle formule.
Un bon sentiment d’État.
Un progrès de langage.
Et une réponse encore trop petite pour la taille du désordre.
La santé mentale n’a pas besoin d’être davantage décorée.
Elle a besoin d’être davantage pensée, davantage soutenue, davantage incarnée.
Moins de slogans.
Plus de cadres.
Moins d’affichage.
Plus de tenue.
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La campagne « Parlons santé mentale ! » a structuré l’année 2025 et a été prolongée en 2026, avec l’objectif affiché de rendre le sujet plus visible dans la vie quotidienne et de faire de la santé mentale “l’affaire de tous”. Sur le principe, c’est important : cela inscrit enfin la souffrance psychologique et les troubles mentaux dans un espace public moins honteux.
Faire de la santé mentale une grande cause aide à réduire le tabou, à légitimer la souffrance psychologique, et à encourager certaines personnes à demander de l’aide. Mais cette reconnaissance ne suffit pas si, derrière, les dispositifs restent trop courts, les parcours trop complexes, ou les délais trop longs. Autrement dit, la visibilité publique est utile, mais elle ne remplace ni une politique de fond, ni des réponses thérapeutiques réellement accessibles et continues.
C’est considérable. La santé mentale pèse en outre très lourd dans les dépenses de santé, avec environ 14 % des dépenses de l’Assurance Maladie, ce qui montre que le sujet n’est ni marginal ni secondaire. On ne parle donc pas d’un problème réservé à quelques cas psychiatriques isolés, mais d’un enjeu massif de santé publique.
Santé publique France rapportait qu’en 2022, 18 % des jeunes de 17 ans déclaraient avoir eu des pensées suicidaires dans l’année. Plus récemment, la Fédération hospitalière de France indiquait qu’en 2026, 42 % des 18-24 ans présentaient un score évocateur d’un trouble anxieux généralisé. Cela confirme une dégradation importante de la santé mentale des jeunes, avec des manifestations allant de l’anxiété aux états dépressifs, jusqu’à des formes de souffrance plus sévères.
En revanche, si vous ressentez depuis un certain temps une angoisse importante, un état dépressif, un repli, des idées noires, des troubles du comportement, ou une souffrance psychologique qui altère votre quotidien, il est utile d’en parler à un praticien ou à un clinicien. Le plus important n’est pas de s’auto-diagnostiquer, mais de repérer quand quelque chose devient durable, envahissant, douloureux, ou franchement désorganisateur.
Vous pouvez consulter un psychologue, un psychothérapeute, un thérapeute, votre médecin-traitant, ou parfois directement un psychiatre si la souffrance paraît plus sévère. Le bon interlocuteur dépend de l’intensité des symptômes, de leur ancienneté, et du type de difficulté rencontrée : anxiété, burn-out, vécu traumatique, état dépressif, ou troubles plus franchement psychiatriques. L’essentiel est de ne pas attendre que la situation devienne intenable avant de chercher un appui.
Il peut poser un diagnostic, prescrire un traitement, délivrer un arrêt de travail, et accompagner certains troubles psychiatriques comme la psychose, la schizophrénie ou les troubles bipolaires. Le psychologue, lui, n’est pas médecin, mais il est formé à l’évaluation et à l’accompagnement psychologique. Selon sa formation, il peut aussi avoir une pratique de psychothérapies. Dans beaucoup de situations, les deux approches sont complémentaires. La vraie question est celle de l’indication, pas de la hiérarchie.
Certains épisodes psychiatriques sévères, comme une psychose, un épisode maniaque lié à des troubles bipolaires, ou un état dépressif majeur avec risque suicidaire, demandent une évaluation rapide. En cas de doute, le médecin-traitant, les urgences, le SAMU ou un proche peuvent aussi aider à déclencher la prise en charge.
On peut aller très mal sans relever d’une maladie mentale au sens psychiatrique strict. Une séparation, un deuil, un burn-out, une épreuve traumatique, une solitude prolongée ou un contexte professionnel délétère peuvent suffire à désorganiser fortement l’équilibre psychologique. Toute souffrance n’est pas forcément pathologique, mais toute souffrance mérite d’être entendue. L’enjeu n’est pas de savoir si vous êtes “assez malade” pour consulter, mais si quelque chose vous fait souffrir au point d’altérer votre vie, vos liens ou votre stabilité intérieure.
Cela peut prendre la forme d’anxiété, de tristesse, d’irritabilité, de perte d’élan, d’isolement, de fatigue, de troubles du sommeil, de douleurs somatiques, ou de troubles du comportement. Certaines personnes deviennent très agitées, d’autres se figent. Il n’y a pas un seul tableau type. Ce qui compte, c’est l’intensité, la durée, et le retentissement sur la vie quotidienne. Une souffrance psycho-affective n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être sérieuse.
Le burn-out est souvent lié à un épuisement professionnel, à une surcharge, à un sentiment de pression continue et de perte de sens. La dépression touche plus largement l’élan vital, le désir, l’estime de soi, le sommeil, l’appétit et la capacité à éprouver du plaisir. Dans les faits, les deux peuvent s’entremêler. Seul un praticien, un psychothérapeute, un clinicien ou un psychiatre peut aider à faire la part des choses sérieusement.
Un événement traumatique peut produire des effets longtemps après les faits. Certaines personnes présentent un stress post-traumatique avec cauchemars, reviviscences, hypervigilance, évitements ou manifestations somatiques. D’autres continuent à fonctionner un temps avant de s’effondrer plus tard. Le psychisme ne réagit pas toujours immédiatement. C’est pourquoi il ne faut pas banaliser une souffrance au motif que l’événement serait “ancien”. Une approche psychothérapeutique ou thérapeutique adaptée peut aider à traiter ce qui reste actif, parfois à bas bruit, dans le présent.
alors que les plus fréquents sont généralement les troubles anxieux, les états dépressifs, certaines addictions, les troubles du sommeil, et parfois les troubles du comportement. Les troubles bipolaires existent aussi, avec un retentissement souvent important, mais ils sont moins fréquents que l’anxiété ou la dépression. La santé mentale ne se limite donc pas aux formes les plus spectaculaires de la psychopathologie. Le plus fréquent est souvent aussi le plus banalisé.
La prise en charge repose souvent sur un suivi avec un ou plusieurs psychiatres, parfois un traitement médicamenteux, un accompagnement psychothérapeutique, et un travail avec différents praticiens selon les besoins. L’objectif n’est pas seulement de réduire les symptômes, mais aussi de soutenir la vie relationnelle, l’autonomie et la stabilité. Il faut sortir des fantasmes. La schizophrénie n’est ni une fatalité absolue, ni un simple trouble du caractère. Elle demande un cadre de soin solide.
Ils associent des épisodes de dépression à des phases d’excitation ou d’expansion anormale de l’humeur, avec agitation, accélération des idées, réduction du besoin de sommeil, sentiment de puissance, prises de risque, ou désinhibition. Certaines formes sont discrètes, d’autres beaucoup plus visibles. Le diagnostic doit être posé avec prudence par un psychiatre ou un clinicien expérimenté. Il ne faut ni banaliser ces signes, ni coller trop vite l’étiquette “bipolaire” à toute instabilité émotionnelle.
Freud a ouvert une voie essentielle en montrant que le sujet n’est pas transparent à lui-même. La psychanalyse n’est pas la seule réponse possible, mais elle reste précieuse pour certaines problématiques profondes. Elle ne remplace pas toujours un suivi psychiatrique, mais elle peut enrichir puissamment la compréhension du malaise.
Certaines psychothérapies sont plus comportementales, d’autres plus psychanalytiques, systémiques, centrées sur le trauma ou sur le soutien. Le choix dépend de la nature de la souffrance, du moment de vie, de la personnalité, et de la qualité de la rencontre avec le thérapeute ou le psychothérapeute. Une personne souffrante d’un vécu traumatique n’aura pas forcément besoin du même cadre qu’une personne confrontée à des répétitions affectives anciennes. Une pratique thérapeutique sérieuse ajuste le cadre, elle ne l’impose pas mécaniquement.
Mais il faut rester précis : il ne rembourse pas toutes les situations, ni tous les professionnels, ni tous les types de suivis. C’est une porte d’entrée, pas une réponse universelle à toute souffrance psychologique ou à tous les troubles mentaux. Beaucoup de praticiens et de psychothérapeutes en discutent aujourd’hui les limites. Là encore, l’enjeu n’est pas seulement le remboursement, mais l’adéquation entre un cadre administratif et une vraie nécessité clinique.
Mais la frontière n’est jamais purement mécanique. Une grande douleur peut être réactionnelle sans relever d’une maladie sévère, tandis qu’un trouble apparemment discret peut annoncer une psychopathologie plus structurée. C’est pourquoi l’évaluation par un clinicien, un psychothérapeute, un psychiatre ou d’autres praticiens est précieuse. Le but n’est pas d’étiqueter trop vite, mais de comprendre ce qui se désorganise réellement.