
Vous vous demandez peut-être : "Quand une psychanalyse est-elle terminée ?" Vous n'êtes pas seul à poser cette question. Des dizaines, voire des centaines de personnes, tapent cette question dans Google chaque jour, avec l'espoir de comprendre les mystères qui entourent le processus psychanalytique. En France, environ 351 000 personnes consultent un psychanalyste chaque année, selon les données de l'enquête décennale de santé INSEE. Plus révélateur encore : 69,3 % des patients en psychanalyse poursuivent leur cure pendant plus d'un an, une durée nettement supérieure aux autres formes de psychothérapies. Ces chiffres témoignent d'une réalité troublante : la cure psychanalytique est-elle jamais véritablement achevée ?
Le fondateur de cette discipline, Sigmund Freud, avait lui-même mis en garde contre l'idée d'une analyse "achevée". Il l'exprime ainsi dans l'une de ses réflexions les plus célèbres : "Analyse terminée, analyse interminable". Ce concept freudien soulève de nombreuses questions que nous allons explorer ensemble.
Un moment où le patient se relèverait du divan avec un sentiment d'accomplissement, allégé des fardeaux de l'inconscient qui le tourmentaient. Une clôture triomphante où le psychanalyste et l'analysant se diraient au revoir, satisfaits du travail accompli.
Mais est-ce réellement le cas ? La vérité est plus complexe, plus déroutante. Freud lui-même s'est penché sur cette question dans son essai publié en 1937, "Analyse terminée et interminable" (Freud, S., 1937). Il y explique que l'idée d'une "fin" est, en soi, illusoire. Chaque individu porte en lui des conflits psychiques qui ne peuvent être complètement résolus, des désirs refoulés qui restent inconscients, des traumas enfouis profondément.
L'apaisement des symptômes névrotiques : Les manifestations qui vous ont amené sur le divan (angoisses, symptômes psychosomatiques, répétitions compulsives) se sont considérablement atténuées.
La résolution partielle du transfert : Votre relation au psychanalyste a évolué. Le transfert, cette projection de sentiments inconscients sur le praticien, s'est élaboré, analysé et transformé. Vous ne vivez plus votre thérapeute comme une figure parentale toute-puissante.
L'accès à votre vie pulsionnelle : Vous avez développé une meilleure compréhension de vos pulsions, de votre narcissisme, de votre fonctionnement psychique. Le refoulement a cédé la place à une conscience plus claire de vos désirs.
L'autonomisation progressive : Les séances hebdomadaires deviennent peut-être moins nécessaires. Vous vous sentez capable d'une écoute psychanalytique de vous-même, sans le praticien.
La capacité à élaborer seul : Face aux conflits psychiques, vous disposez désormais d'outils pour penser votre psyché sans sombrer dans la répétition traumatique.
Cependant, même après des années de travail analytique, des éléments de l'inconscient échappent toujours à l'analyse. Vous pouvez ressentir un soulagement, une meilleure compréhension de vous-même, mais prétendre avoir tout compris, tout résolu ? C'est une utopie que même les psychiatres et psychothérapeutes les plus expérimentés récusent.
Vous avez peut-être déjà vécu cette sensation : vous pensez avoir fait des progrès dans votre compréhension de vous-même, dans la gestion de vos souffrances psychiques, mais soudain, un vieux schéma, une ancienne angoisse resurgit, presque comme un fantôme du passé. Pourquoi ? Pourquoi cette sensation d'être pris dans une spirale sans fin ? Freud explique ce phénomène par la nature même de l'inconscient, cet espace mystérieux, vaste et insondable.
L'inconscient ne se laisse pas dompter si facilement.
Il est constitué de couches et de couches de désirs, de pulsions, de souvenirs refoulés. On pourrait comparer cela à un puits sans fond. Chaque analyse approfondit la compréhension de ces mécanismes, mais l'inconscient, lui, continue de produire du nouveau matériel psychique, réarrangeant et transformant les expériences et les désirs au fur et à mesure que la vie du sujet évolue.
Le contre-transfert - les réactions inconscientes du psychanalyste face à son patient - joue un rôle crucial dans la cure. Selon l'approche lacanienne, ce jeu de miroirs entre le psyché de l'analysant et celle du praticien ne peut jamais être totalement épuisé. Il reste toujours du signifiant à déchiffrer, du sens à construire.
Dans la tradition freudienne comme dans les approches de Winnicott ou dans la perspective lacanienne, on reconnaît que l'inconscient lui-même est interminable. Ce n'est pas tant que l'analyse est inefficace ou incomplète ; c'est que la psyché humaine, dans sa richesse pulsionnelle et son organisation psychopathologique complexe, ne peut être totalement "vidée" de ses contenus inconscients.
"Combien de temps faut-il pour achever une cure analytique ?"
La réponse varie considérablement selon :
La structure psychique du patient : Une névrose n'exige pas le même travail qu'une psychose ou qu'une organisation psychotique de la personnalité. Les troubles narcissiques demandent souvent un temps long avant que le transfert ne s'installe solidement.
L'intensité du travail analytique : Une cure classique avec plusieurs séances par semaine (3 à 4) progresse différemment qu'une psychothérapie analytique hebdomadaire. La psychanalyse active, concept développé par Ferenczi, propose parfois des modalités différentes.
La nature des symptômes initiaux : Un traumatisme ancien, un deuil pathologique, une hystérie ou des manifestations psychosomatiques nécessitent des durées variables.
L'élaboration du transfert et du contre-transfert : Certains patients établissent rapidement une alliance thérapeutique, d'autres ont besoin d'années pour faire confiance au processus.
Certains psychanalystes, notamment dans la tradition lacanienne, pratiquent des séances de durée variable, ce qui peut influencer la durée totale de la cure. La question n'est pas tant le temps chronologique que le temps logique de l'inconscient : quand le sujet a-t-il suffisamment élaboré son rapport au désir, au symptôme, au Surmoi ?
Freud lui-même n'avait pas de réponse universelle à cette question. Il y a des analyses qui durent cinq ans, d'autres dix ans, et il existe même des exemples d'analyses qui continuent de façon intermittente pendant une grande partie de la vie du sujet. La fin de l'analyse n'est pas une question de temps, mais une question d'évolution, de compréhension, et surtout, d'acceptation de la complexité de soi.
On pourrait se demander : "Faut-il que l'analyse ait une fin ? " Pourquoi ne pas accepter que, comme la vie elle-même, la cure psychanalytique soit un processus continu, sans début ni fin clairement définissables ?
Certaines écoles psychanalytiques modernes, influencées par l'œuvre de Jacques Lacan, remettent d'ailleurs en question la nécessité d'une conclusion absolue. Lacan suggère que le désir, moteur fondamental de l'existence humaine, ne peut jamais être complètement satisfait. Une analyse qui chercherait à tout comprendre ou à tout résoudre serait donc vouée à l'échec.
La perspective freudienne considère qu'une analyse peut s'achever lorsque les principaux complexes ont été analysés, que le refoulement a été levé dans une mesure suffisante, et que le patient a acquis la capacité d'auto-analyse.
L'approche lacanienne parle plutôt de "passe" - un moment de conclusion où l'analysant traverse le fantasme fondamental et peut occuper une nouvelle position subjective. Mais même là, il ne s'agit pas d'une fin définitive du travail psychique.
Les psychothérapies analytiques, quant à elles, se fixent souvent des objectifs plus circonscrits : résolution d'un symptôme, élaboration d'un traumatisme spécifique, sortie d'une répétition pathologique.
Au lieu de chercher la fin, peut-être devrions-nous accepter que l'analyse est un chemin, un processus d'exploration de soi-même qui n'a pas vocation à se clore de manière définitive. Mais cela soulève une autre question : combien de temps sommes-nous prêts à rester sur ce chemin ? Cette question demeure ouverte, car chaque sujet, chaque expérience est unique.
Vous avez sans doute déjà entendu dire que la psychanalyse est une forme de guérison, un moyen de résoudre vos souffrances psychiques. Mais qu'en est-il réellement ?
Freud lui-même, vers la fin de sa carrière, se montre de plus en plus sceptique quant à l'idée d'une guérison totale. La psychanalyse permet de comprendre les causes de la souffrance, d'explorer les mécanismes sous-jacents, mais guérir ? C'est une autre histoire.
Les névroses : Hystérie, névrose obsessionnelle, phobie - la cure analytique offre des résultats significatifs en permettant au sujet de comprendre l'origine de ses symptômes et de modifier son rapport à l'angoisse.
Les troubles narcissiques : En travaillant sur les blessures narcissiques précoces, l'estime de soi, les relations objectales, le travail analytique permet une restructuration progressive de la personnalité.
Les traumatismes : Qu'il s'agisse de trauma unique ou de traumatismes répétés, la psychanalyse aide à intégrer l'expérience traumatique dans l'histoire du sujet, même si la cicatrice demeure.
Les répétitions pathologiques : Ces schémas inconscients qui nous font revivre les mêmes échecs, les mêmes souffrances - la cure analytique permet de les identifier et d'en comprendre la logique pulsionnelle.
Il est essentiel de comprendre que la psychanalyse ne cherche pas à guérir dans le sens médical du terme. Elle vise à offrir au sujet les moyens de vivre avec ses conflits internes, de mieux comprendre ses angoisses, ses désirs et ses peurs. Mais ces derniers ne disparaissent pas. Ils font partie intégrante de notre être, et l'analyse nous aide à les apprivoiser plutôt qu'à les éliminer.
Pour certaines psychoses, notamment les formes aiguës, la collaboration avec un psychiatre et un traitement médicamenteux peut être indispensable. Le psychanalyste n'est pas un psychothérapeute miracle : il accompagne un processus d'élaboration psychique, mais ne fait pas disparaître les structures profondes de la personnalité.
Les troubles psychotiques peuvent bénéficier d'un accompagnement analytique, mais selon des modalités différentes de la cure classique. Certains praticiens se sont spécialisés dans l'approche psychanalytique de la psychose, comme l'a montré le travail de psychanalystes tels que Winnicott ou dans la tradition lacanienne.
Une citation de Freud illustre parfaitement cette idée : "Le moi n'est pas maître dans sa propre maison" (Freud, S., 1917). Cette phrase, aussi simple soit-elle, nous rappelle que nous ne contrôlons pas tout, que l'inconscient reste maître de bien des aspects de notre existence, et que l'analyse, loin de nous rendre tout-puissants sur notre psychisme, nous permet simplement de mieux cohabiter avec nous-mêmes.
C'est une question rarement abordée, mais essentielle : comment vit-on après avoir terminé une psychanalyse ?
Après des années passées sur le divan, dans cette écoute psychanalytique particulière où chaque mot compte, où les lapsus révèlent, où les rêves parlent, vous vous retrouvez seul face à votre psyché. C'est à la fois libérateur et déstabilisant.
La fonction internalisée du psychanalyste : Progressivement, vous avez intégré une capacité d'auto-observation, une forme d'écoute analytique de vous-même. Face à vos réactions, vous pouvez vous demander : "Qu'est-ce qui se joue ici ? De quelle répétition s'agit-il ? Quel désir inconscient s'exprime ?"
Le maintien des acquis : Les insights obtenus pendant la cure - comprendre votre fonctionnement psychique, identifier vos mécanismes de défense, reconnaître vos patterns relationnels - ne disparaissent pas. Ils constituent un capital psychique durable.
La possibilité de reprises : Beaucoup de personnes qui ont fait une psychanalyse reviennent consulter leur praticien ou un autre psychothérapeute à des moments de crise ou de transition. Ce n'est pas un échec, mais une utilisation mature des ressources thérapeutiques. Ces "tranches" d'analyse ultérieures sont généralement plus courtes et plus ciblées.
"La psychanalyse fait que tu commences à te débarrasser de toutes ces grosses névroses manipulatrices et l'autre t'apparaît tel qu'il est, et tu essayes de l'embêter le moins possible. Pour moi, ça a été une école d'altérité." Fabrice Lucchini
C'est une question fréquemment posée : "Pourquoi me sens-je perdu, même après des années d'analyse ?"
Vous avez peut-être atteint une forme de conclusion dans votre thérapie, mais le sentiment de perte demeure. Freud avait une réponse à cela : l'analyse ne vous promet pas de délivrance complète. En vérité, même après des années d'exploration analytique, certaines parties de vous-mêmes resteront obscures. Le processus de connaissance de soi est infini, comme l'a montré Freud, et la sensation de "perte" à la fin d'une analyse peut être due au fait que l'on se confronte, pour la première fois, à la réalité de l'inconscient.
Il ne faut pas sous-estimer l'importance de la relation au psychanalyste. Pendant des années, cette personne a été le témoin privilégié de votre vie psychique, le réceptacle de vos projections, l'objet de votre transfert. Perdre cette relation, même si elle était asymétrique et professionnelle, est un véritable travail de deuil.
Le deuil du divan : Ce lieu particulier où vous avez déposé tant de choses, où vous avez pleuré, ri, rêvé, élaboré - le quitter représente une perte réelle. C'était un espace de sécurité où votre psycho pouvait se déployer sans jugement.
La fin du transfert : Toute la charge affective que vous avez investie dans la figure du psychanalyste - admiration, colère, amour, haine - doit être progressivement désinvestie. Ce processus est douloureux.
L'angoisse de l'autonomie : Après avoir été accompagné dans votre réflexion pendant des années, devoir vous débrouiller seul peut générer une angoisse légitime. "Vais-je y arriver sans mon praticien ?"
En fin de compte, l'analyse ne vous libère pas de l'inconscient, elle vous aide à vivre avec lui. Cela peut sembler paradoxal, voire frustrant, mais c'est aussi la beauté de la psychanalyse : elle nous aide à comprendre que la complexité humaine est infinie. Se sentir perdu en fin d'analyse est normal - c'est même le signe que vous mesurez l'ampleur de ce qui a été traversé et de ce qui reste à vivre.
"Comme dirait Woody Allen, ça fait 41 ans, ça va un peu mieux... La psychanalyse ne fait aucun miracle. Elle a une vertu : elle vous rend plus praticable pour les autres." Fabrice Lucchini
Vous pourriez être tenté de penser qu'une analyse qui n'aboutit jamais est un échec. Mais cela serait une erreur de compréhension fondamentale de ce qu'est la démarche analytique.
Si l'on suit la pensée freudienne, l'infini de l'analyse n'est pas un signe d'échec, mais plutôt une reconnaissance de la profondeur inépuisable de l'inconscient. L'inconscient est, par nature, dynamique. Il se transforme, se réinvente, et continue de produire des désirs, des peurs, des symptômes. Croire qu'on pourrait un jour "épuiser" tout cela serait une illusion.
Dans les psychothérapies cognitives ou comportementales, le succès se mesure souvent à la disparition des symptômes. En psychanalyse, les critères sont différents :
La capacité d'élaboration psychique : Pouvez-vous penser ce qui vous arrive plutôt que de le subir passivement ?
Le rapport au désir : Avez-vous identifié vos désirs propres, distincts de ceux qu'on a attendus de vous ?
La sortie de la répétition : Êtes-vous moins pris dans des schémas répétitifs destructeurs ?
L'accès à la parole : Pouvez-vous mettre des mots sur votre expérience, plutôt que de l'agir ou de la somatiser ?
La tolérance à l'ambivalence : Acceptez-vous que vous puissiez éprouver des sentiments contradictoires ?
Selon ces critères, une analyse qui se poursuit longtemps n'est pas forcément un échec. Elle témoigne parfois d'un engagement profond dans un travail de transformation psychique. Certains psychanalystes eux-mêmes restent en analyse pendant des décennies - non parce qu'ils sont "malades", mais parce qu'ils considèrent ce travail comme une exploration continue de leur psyché.
La dépendance au cadre : Quand le patient ne peut plus fonctionner sans ses séances, qu'elles deviennent une béquille plutôt qu'un outil de transformation.
L'absence d'évolution : Quand on tourne en rond, répétant les mêmes plaintes sans élaboration nouvelle, sans insight.
Le confort de la plainte : Quand l'analyse devient un lieu où l'on se plaint sans jamais rien changer dans sa vie.
Dans ces cas, un psychothérapeute compétent doit pouvoir interroger ce qui se joue dans la relation thérapeutique, analyser le contre-transfert, et éventuellement proposer une modification du cadre ou même une interruption.
Freud nous apprend que la psychanalyse ne vise pas une guérison parfaite ou une solution finale. Elle permet de mieux comprendre ces mécanismes internes, de les dénouer partiellement, mais jamais de manière définitive. C'est en cela que l'analyse interminable est une réussite : elle reconnaît la complexité humaine et la richesse inépuisable de l'inconscient.
Cela peut paraître angoissant au premier abord, surtout dans notre société qui valorise l'efficacité, les résultats rapides, les solutions définitives. Pourtant, c'est aussi une source de liberté profonde.
Vous n'êtes pas condamné à un modèle figé : Si l'inconscient continue de produire du nouveau matériel psychique, cela signifie que vous êtes toujours en devenir. Vous n'êtes pas prisonnier d'une structure psychopathologique immuable.
La créativité psychique reste possible : Même avec vos névroses, vos fragilités narcissiques, votre histoire traumatique, vous pouvez continuer à créer du sens, à inventer de nouvelles façons d'être au monde.
L'acceptation de l'inachevé : Vivre, c'est accepter que nous ne serons jamais des œuvres finies et parfaites. Cette acceptation est paradoxalement libératrice - elle nous dégage de l'exigence tyrannique de la perfection.
Certaines personnes ont besoin d'une cure analytique longue, d'autres bénéficient davantage de psychothérapies plus brèves et ciblées. Il n'y a pas de modèle unique. Le choix dépend :
L'important est de trouver le cadre thérapeutique qui vous convient, avec un thérapeute - qu'il soit psychiatre, psychologue, psychanalyste ou psychothérapeute - en qui vous avez confiance. L'écoute psychanalytique, avec sa règle fondamentale de libre association et son attention au transfert, offre une modalité particulière d'exploration de soi qui ne convient pas à tout le monde, mais qui peut transformer profondément ceux qui s'y engagent.
En fin de compte, l'analyse interminable est un témoignage de l'insondable richesse de l'âme humaine. Si vous y entrez, vous ne trouverez peut-être jamais de fin, mais vous trouverez, à coup sûr, une meilleure compréhension de vous-même. Et n'est-ce pas, en soi, une forme d'accomplissement ? Plutôt que de craindre l'infini de l'analyse, vous pouvez l'embrasser comme une invitation à ne jamais cesser de vous découvrir, à maintenir vivante la curiosité pour votre propre psyché.
Références :
Par Frédérique Korzine, psychanalyste à Versailles
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